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Antidote Hebdo n° 205

Le flash info de la CGT Finances Publiques 44

Antidote Hebdo n° 205
[MàJ du 18 mars 2015]
Les réponses au quizz de cet antidote :

1/ La suppression du droit d’aînesse date de 1790, hommes et femmes deviennent égaux dans la succession.

2/ La Loi sur le divorce par consentement mutuel date de 1792  ; elle sera très vite abrogée soupçonnant de mettre en péril l’institution de la Famille…

3/Olympe DE GOUGES en 1793 publie « la Déclaration des Droits de la Femme » et déclare dans son article 10 « la femme a le droit de monter à l’échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune ».
Julie DAUBIE est la 1ere femme en 1861 admise à passer le baccalauréat (sur intervention de l’impératrice Eugénie).
La LOI Camille SEE en 1880 institue un enseignement secondaire féminin d’Etat.
Suzanne LACORE (militante syndicale et pour le droit des femmes) fera partie des 3 premières femmes membres d’un gouvernement en 1936 (BLUM) avec Cécile BRUNSCHVICG et Irène JOLIOT-CURIE.

4/En France le 21 avril 1944, l’article 17 de l’ordonnance d’ALGER (où se situe le gouvernement provisoire avec DE GAULLE) dispose que les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes. Le 29 avril 1945 le premier vote féminin a lieu dans des élections municipales et le 21 octobre 1945 dans un scrutin national.
1902 : droit de vote des femmes institué en Australie et 1934 en Turquie.

5/Une femme peut travailler sans l’autorisation de son époux seulement depuis la Loi du 13 juillet 1965.

6/On trouve pour la 1ere fois une femme au gouvernement en 1936 (voir réponse 3) ; cependant en 1925 on trouve des femmes en position éligible sur des listes communistes aux municipales en banlieue parisienne. Elles siègeront jusqu’à l’annulation par les tribunaux de leur élection.

7/la reconnaissance du principe de l’égalité de rémunération entre les Femmes et les Hommes date de 1972. En 1945 est supprimée la notion de « salaire féminin », remplacée dans les textes par « à travail égal, salaire égal ». En 1983 la Loi Roudy interdit toute discrimination de sexe dans l’emploi et la notion de chef de famille est supprimée.

8/La légende veut que l’origine du 8 mars remonte à une manifestation d’ouvrières américaines du textile, qui n’aurait jamais eu lieu.
En revanche, l’origine de cette journée s’ancre dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les femmes et les hommes qui agitèrent l’Europe au début du XXème siècle.
Clara ZETKIN propose la création d’une « journée internationale de la femme » pour la 1ere fois en 1910 lors de la conférence internationale des femmes socialistes.
En 1917 Lenine décrète la journée des femmes en Russie le 8 mars qui sera célébrée à partir de 1946 dans les pays de l’Est.
Le 8 mars 1977 Les Nations Unies officialisent « la journée internationale des femmes » et son statut est reconnu seulement le 8 mars 1982 en France.

9/Aujourd’hui l’écart salarial en France entre F/H est toujours de 27% (étude CGT 2014).

10/l’écart des pensions H/F est de 40%.(étude CGT 2014)

11/ 1972 : La loi du 22 décembre 1972 relative à l’égalité de rémunération entre les hommes et les femmes introduit le principe « à travail égal, salaire égal ». Mais en fait les écarts de rémunération et de revenus demeurent.
1986 : Une circulaire du Premier ministre du 11 mars 1986 vise à la féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre.
2000 : Une convention interministérielle est signée le 25 février afin de mettre en œuvre une politique globale d’égalité des chances entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif. 
2001 : Loi du 9 mai 2001, dite loi Génisson, sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Cette loi actualise et renforce la loi de 1983 en définissant les axes de sa mise en œuvre.
2004 : La signature par le patronat et les syndicats de l’accord national interprofessionnel du 1er mars 2004, relatif à la mixité et à l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes se décline en plusieurs points : réduire les inégalités salariales, faciliter l’accès à la formation professionnelle pour les femmes, faire en sorte que la maternité ou la parentalité ne freine pas les évolutions de carrière, mettre fin au déséquilibre entre les hommes et les femmes lors des recrutements.
2006 : La loi n° 2006-340 du 23 mars 2006 relative à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes renforce les moyens et engagement concernant la suppression des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes et la conciliation entre l’activité professionnelle et la vie familiale.
La loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes a été publiée le 5 août 2014 au Journal officiel. Cette loi comprend une série de mesures destinées à mieux assurer l’égalité entre les hommes et les femmes dans la vie professionnelle. D’autres mesures visent à concilier vie privée et vie professionnelle. Enfin, plusieurs dispositions ont pour objet la protection des victimes de violences conjugales.

12/revendications CGT : L’égalité maintenant, c’est possible !

  • La CGT revendique la mixité au travail comme dans la société. Un homme comme une femme doit pouvoir devenir ingénieur-e, infirmier-e, caissier-e ou ouvrier-e.
    Une partie des inégalités s’explique par le fait que les femmes sont concentrées dans douze familles de métiers dévalorisés financièrement et socialement.
  • Les métiers à prédominance féminine doivent être revalorisés financièrement parce qu’il n’est pas normal qu’une sage-femme gagne en moyenne 2 100 €/mois, une institutrice 1 900 €, contre 3 400 € pour un ingénieur alors qu’ils ont le même niveau de qualification.
  • Limiter les temps partiels, qui sont à 80 % exercés par des femmes, garantir un minimum de 24 h par semaine, la majoration de la rémunération des heures supplémentaires, l’accès aux droits sociaux.
  • Conditionner des 200 milliards d’aides publiques dont bénéficient chaque année les entreprises au respect de la loi en matière d’égalité professionnelle et à leurs pratiques de lutte contre la précarité et les temps partiels.
  • Instaurer une action de groupe contre les discriminations, pour permettre aux organisations syndicales d’aller en justice au nom de tous les salariés victimes d’une même discrimination et d’obtenir réparation.
  • Garantir une articulation vie privée/vie professionnelle : encadrer les forfaits jours, limiter le travail en horaires décalés ou le dimanche (contrairement à ce que prévoit le projet de loi Macron), mieux partager les congés parentaux et augmenter considérablement les places en crèche et à l’école maternelle.
  • Lutter contre les violences sexistes et sexuelles au travail et protéger les femmes victimes de violence.
  • Garantir l’égalité de retraite : droit à la retraite à 60 ans, augmentation des minima de pension et des mesures compensatoires.



Ces mesures permettraient de faire enfin de l’égalité une réalité. Elles permettraient aussi de dégager des ressources supplémentaires pour financer et équilibrer durablement les retraites. La CGT porte donc ces propositions dans le cadre des négociations sur les retraites complémentaires (Agirc / Arrco) qui ont lieu en ce moment.

Article publié le 11 mars 2015.


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