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A Nantes, ce sont plus d’une centaine d’agent.es qui se sont retrouvé.es ce matin aux portes du CFP Cambronne.
A 09h15, tout le monde est parti en cortège vers la Direction sise quai de Versailles où débutait le CTL destructions d’Emplois 2019. Les agent.es ont alors envahi la salle de réunion pour interpeller la Direction et faire part de leur mécontentement et de leurs difficultés. Il faut souligner que quasi tous les services étaient représentés : SIP, SIE, Direction, Trésorerie...
En préambule, nous sommes revenus sur les orientations de Bercy pour la période 2020-2022 et exigé la transparence sur les propositions et orientations de la direction locale. Sur cette question, la directrice a bien confirmé la feuille de route mais a affirmé que ses "scénarios" (sic) n’étaient pas encore élaborés...
Taclée sur son travail de démarchage en catimini des grosses collectivités locales (Saint Nazaire, Saint Herblain, Nantes et Nantes Métropole) pour leur proposer de passer en Agence Comptable (sans succès à ce jour), elle a affirmé avoir pris contact avec les trésoriers concernés...
Par ailleurs, pour elle, il est faux de dire que la mise en place d’une Agence Comptable remet en cause la séparation ordonnateur comptable !
Elle n’a pas répondu sur le fait que la mise en place d’agences comptables allait détruire les accueils généralistes premier niveau des trésoreries.
Sur l’accueil du public, elle n’a pas nié que l’organisation massivement en "back office" allait bouleverser l’accueil du public mais que celui ci serait fait "différemment" (bus DGFIP, maison de services au public). mais pas de réponse sur qui exercerait la mission d’accueil, et ce ne sera sans doute pas par des agent.es compétent.es de la DGFIP. Bref, c’est la fin du service public de proximité qui se confirme.
Confronté aux témoignages de souffrance des collègues, à la remontée des bugs informatiques permanents dans tous les services, à la surcharge de travail, à la question du mauvais timing de la formation des collègues au PAS avec des collègues qui découvrent en direct avec le contribuable l’application, à l’accumulation dans le temps des restructurations, la directrice a admis du bout des lèvres certaines "difficultés, notamment informatiques", et "des pics de charge". Mais que malgré les difficultés, nous remplissions admirablement bien nos missions !
Bref difficile de sortir de la langue de bois, d’ailleurs tout en niant tenir ce discours, la directrice nous a refait un couplet sur le style "demain, on rase gratis" ou "tout ira mieux bientôt", à base de "on améliore les gains de productivité" notamment "grâce à l’informatique...
Les échanges sont donc restés stériles (mais pouvait il en être autrement ?), et la Direction n’a pas vraiment rassuré les collègues, bien au contraire... La direction de la DRFIP 44 a réussi l’exploit de ne dévoiler aucune orientation, aucune information sur ce qui allait se passer en local. Alors que les collègues saturent et s’inquiètent, il est clair qu’il n’y aura aucune aide à attendre de la Direction qui continuera à appliquer docilement et mécaniquement le plan de destruction de notre administration décidé en haut lieu.
A Saint-Nazaire, ce matin, une demie douzaine de collègues ont distribué des tracts au public devant le Centre des Finances Publiques de Gaulle. Et ce midi une vingtaine d’agents de saint Nazaire se sont réunis pour mettre au point un tract et une pétition qui sera diffusée largement en direction du public. L’idée est de refuser la marche forcée à la dématérialisation et l’abandon des accès à l’administration.
Il a été décidé de passer dans les services pour faire signer la pétition et donner le tract aux autres agents (et en profiter pour discuter et de le proposer au public (hors horaires pointeuse) le matin et entre midi et deux, devant le centre.
D’autres actions , marchés, autres lieux publics sont en discussion.
Au total, ce sont 236 collègues qui se sont mis en grève.
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Article publié le 28 janvier 2019.