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Avec ces quelques mots, nous résumons assez bien l’attitude de la Direction en ce qui concerne le dossier Tripode ou celui de Graslin (Cambronne).
Jeudi matin, à l’appel de l’intersyndicale, c’est plus d’une centaine de personnes qui se sont rassemblées devant la direction quai de Versailles à Nantes ce matin.
Se sont retrouvés principalement à ce rassemblement, des ancien-nes du Tripode, des collègues de Lotz Cossé (dont des ancien-nes du Tripode toujours en activité) devant emménager au bâtiment Graslin, des collègues des services occupant le 4ième étage de Graslin, des collègues du SIE Nantes Centre (évacués du bâtiment Graslin en raison des émissions de poussières lors de travaux occupés et actuellement relogés ailleurs sur la cité Cambronne.
Rapidement, les présent-es sont monté-es au quatrième étage pour envahir la salle où devait se tenir le Comité Technique Local de la DRFIP44 convoqué à 09h30. À l’arrivée de la Direction, l’intersyndicale rassemblée derrière la banderole de l’intersyndicale Tripode a interpellé la directrice régionale des Finances Publiques, Mme PY.
Notre camarade Francis Judas, jeune retraité de l’INSEE a fait un débriefing de la rencontre qui s’est déroulé mercredi après midi au cabinet du premier ministre.
Cette réunion n’a donné lieu à aucune avancée sur le dossier mais la duplicité du représentant de Bercy était manifeste. Contrairement à ce qui a pu être annoncé, de nombreux éléments du dossier ont volontairement été omis dans les documents transmis à Matignon. Depuis le début, c’est Bercy qui fait de l’obstruction pour empêcher le classement du Tripode en site amianté et méprise les agent-es.
Pour une fois, c’était clair ! Les seules avancées éventuelles seraient donc que Matignon ait enfin un dossier complet sur la situation.
Après cet exposé, les participant-es ont exigé que Mme PY téléphone immédiatement à Bercy pour les informer de notre occupation et de rappeler notre revendication du classement du Tripode en site amianté. C’est ce qui avait été fait lundi, avec beaucoup de bonne volonté, par le directeur de l’Insee. Ce qui rend d’autant plus manifeste la mauvaise foi de notre directrice qui après avoir fait semblant de ne pas comprendre notre demande, déclara qu’elle n’avait pas de numéro de téléphone à appeler pour ce genre de choses ! Après ces tergiversations, elle a quand même daigné sortir et téléphoner.
Lors de son retour, nous avons abordé les problèmes au bâtiment Graslin, notamment la situation des collègues au quatrième étage et leur relogement, sur la question des collègues du SIE Nantes centre et les collègues de Lotz Cossé.
Mme PY n’a pu que dérouler laborieusement le plan qu’elle a présenté mercredi aux collègues de Lotz Cossé (dont le déménagement est repoussé au 15 mars) et aux collègues du SFACT. À savoir l’évacuation totale du quatrième étage pour procéder aux travaux de réfection du toit, avec changement des matériaux d’isolation.
Les collègues du quatrième et de Lotz Cossé seront relogés au troisième et au deuxième à la place d’une partie des agents du SIE Nantes Centre relogés pour des raisons de nuisance !
Concrètement, cette proposition ne peut nous satisfaire : pas de réponse sur le fait de considérer que l’ensemble du bâtiment est amianté et qu’il faut donc appliquer
le principe de précaution (pas de travaux en site occupé, réparation immédiate des matériaux endommagés). Au contraire, elle propose de faire de nouveaux travaux dans le bâtiment et ce ne sont pas ses annonces "que toutes les précautions de confinement" seront observées qui nous rassurent. Les deux précédents épisodes de travaux en site occupé dans ce bâtiment, nous ont suffisamment démontré que le risque de débordements des nuisances sur les autres niveaux était avéré.
Sur ces nuisances, la directrice agit comme si les agents qui ont du être évacués n’avaient pas vu leur santé mise en danger, car "les prélèvements dans l’air n’ont pas montré de présence d’amiante".
Encore heureux, car les précautions préalables n’avaient pas été prises !
De même, l’exposition des collègues à un fort empoussièrement et des émissions de matériaux provoquant une gêne forte ne semble pas lui poser problème. Rappelons que l’exposition anormale des salariés aux poussières est un cas de mise en danger d’autrui tel que le prévoit le droit du travail.
Et pourtant, la directrice répète qu’elle a rempli ses obligations en matière de prévention...
Après, deux heures et demie d’un dialogue sans écoute, malgré les nombreuses interventions des collègues, la directrice est restée sur ses positions.
Francis Judas a conclu la séance en lui disant que son attitude était déplorable.
Nous exigeons :
- la reconnaissance du Tripode en site amianté
- la fin des travaux en site occupé
- l’application réelle du principe de précaution lié à la présence d’amiante au bâtiment Graslin
- la réfection immédiate des parties dégradées dans les locaux de Graslin
Article publié le 3 mars 2017.