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Suite à notre communiqué "Mon facteur n’est pas un agent des impôts"
Nantes. La CGT réclame un « vrai service public fiscal »
Coup de gueule du syndicat qui dénonce la « récupération » par La Poste de missions abandonnées par les finances publiques.
« Les services publics auparavant gratuits et avec du personnel qualifié sont remplacés par des services commerciaux », résume amèrement la CGT finances publiques 44. Selon le syndicat, la DGFIP (Direction générale des finances publiques) « entend se débarrasser de l’accueil de proximité et l’encaissement des espèces » , missions « récupérées » par La Poste.
« Il n’y a pas si longtemps, la DGFIP disposait d’un réseau de proximité développé qui permettait au contribuable de bénéficier d’un accueil gratuit, près de chez lui. Sous prétexte d’économies budgétaires, après la suppression de 20 000 emplois et la dématérialisation à marche forcée, les centres des finances publiques de proximité ferment les uns après les autres », dénonce la CGT.
« À La Poste, plus de 100 000 emplois ont été supprimés en dix ans, les fermetures des petits bureaux de poste s’enchaînent et le service public est devenu un service commercial. On cherche la rentabilité, le profit, ne décolère pas le syndicat. Après le Code de la route, les services d’aide à domicile aux personnes âgées, La Poste propose maintenant un service d’aide à la déclaration de revenus, payant, entre 39 € et 50 € par déclaration. »
La CGT de conclure : « Ce ne sont pas les trois heures de formation proposée aux facteurs qui feront de ces salariés des spécialistes en fiscalité, matière en perpétuelle évolution au gré de la loi de finance annuelle. »
Article publié le 26 septembre 2018.