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Dès l’annonce sans équivoque que le nouveau gouvernement ne changerait pas de doctrine et maintiendrait pour la DGFiP la politique budgétaire engagée par la majorité précédente, les organisations syndicales ont alerté les personnels sur les conséquences dangereuses d’un tel choix.
Depuis, les syndicats des Finances Publiques n’ont eu de cesse d’organiser la mobilisation nécessaire, seule alternative pour faire entendre les revendications des personnels et imposer d’autres choix pour améliorer les conditions de travail et la qualité des missions de service public.
Contrairement aux engagements présidentiels de rupture avec la RGPP et de promotion du dialogue social, les ministères financiers refusent d’instaurer des modes de négociations permettant de traiter l’ensemble des contentieux revendicatifs et donnent tout pouvoir de décision à la seule Ministre de la fonction publique, orientation qui pourrait détruire tous les acquis spécifiques gagnés par les luttes au sein de notre ministère et dans nos ex administrations fusionnées depuis 2008 !
Avec la démarche stratégique et sous couvert de prise en compte des aspirations des personnels, la Direction Générale a vainement tenté d’obtenir l’adhésion des agents malgré eux, pour leur imposer :
En s’appuyant sur les contraintes budgétaires, le gouvernement exige des agents de la DGFiP toujours plus de sacrifices :
De plus, compte tenu des débats en cours, l’acte III de la décentralisation pourrait induire à terme des risques pour l’avenir de notre administration à réseau déconcentré et cela alors même que nombre de sujets de négociations ne sont pas ouvert au niveau de la DGFiP, mais, bel et bien, renvoyés à d’autres niveaux. Et cela sans que le dialogue social à la DGFiP ne permettent d’avancée et que la seule réponse donnée soit la démarche stratégique !
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Pour toutes ces raisons :
Les syndicats Solidaires Finances Publiques, CGT-Finances Publiques, FO-DGFiP, CFDT-Finances Publiques s’opposent à la démarche stratégique. Ils condamnent les expérimentations lancées, rebaptisées tests, (RIALTO, SIP-CDIF, fusion SPF-enregistrement, mutations locales...) et demandent la tenue d’un CTR pour exiger leur arrêt.
Ils exigent l’ouverture immédiate de négociations sur tous les contentieux revendicatifs posés et ont proposé à la Direction Générale une méthode d’organisation du dialogue social permettant de traiter des attentes des personnels.
Dans ce cadre, ils appellent les agents à refuser la logique destructrice dans laquelle s’inscrit la démarche stratégique et à se mobiliser pour construire collectivement des Etats Généraux basés sur leurs revendications et l’exigence d’un réel bilan contradictoire de la fusion.
Article publié le 8 juillet 2013.