Ce vendredi 18 décembre 2015, le Comité Technique Local de la Direction Régionale des Finances Publiques 44 a pris en compte les 18 nouvelles suppressions d’emplois effectives au premier janvier 2016.
L’intersyndicale Finances Publiques a refusé de siéger, refusant ainsi d’avaliser la répartition de la pénurie. Pour la CGT Finances Publiques, cette nouvelle saignée de l’emploi, qui vient s’ajouter aux précédentes coupes annuelles pour un total de plus de 230 emplois supprimés dans le département depuis 2009 est insoutenable. Insoutenable pour les agents dans les services qui vont tous voir leurs difficultés s’accroître. Le mal être au travail est en constante progression dans notre administration. Nous ne pouvons que constater le décalage grandissant entre le travail prescrit et le travail réel, entre ce que nous arrivons encore à faire, ce que nous voudrions faire et les résultats toujours « plus meilleurs » selon la direction. Insoutenable pour les usagers qui ont toujours plus de difficultés pour accéder à nos services et avoir des réponses à leurs questions et problèmes. Selon le baromètre social 2015 (enquête réalisée auprès des agents des Finances Publiques par un institut spécialisé), à la question « pensez-vous que la DGFIP réponde aux attentes des usagers ? », à la DRFIP 44 seuls 43 % des agents répondent oui. Soit un recul de 5 points par rapport à la dernière
enquête de 2013. À la question « vous arrive-t-il souvent ou de temps en temps de travailler dans l’urgence ? », 95 % des collègues répondent oui (soit + 6 points par rapport à 2013). À la question, vous arrive-t-il d’être confronté à des usagers mécontents de la qualité du service rendu, c’est 63 % qui répondent oui, soit plus 10 point par rapport à 2013 ! Une enquête « qualité de service » sur l’accueil téléphonique a aussi montré que le taux de « décroché » téléphonique sur les principaux services nantais oscillait entre 3 et 11 % ! Cela ne semble pas émouvoir grand monde dans les « hautes strates » ou au contraire, le mot d’ordre est de « désintoxiquer » les usagers des accueils physiques au prétexte des nouvelles technologies. Alors oui, les suppressions d’emplois entraînent la dégradation rapide du service public tout en mettant les personnels en difficulté. Ce n’est pas un hasard si 415 agents du département ont signé en moins de 48h00 des motions adressées à la Direction locale pour faire état de leurs difficultés. Pour la CGT, il y a besoin d’un haut niveau d’emploi aux Finances. Il est plus qu’urgent de faire cesser cette hémorragie pour plus de justice fiscale, pour un service public vraiment au service de tous. Et nous le rappelons aux « décideurs » et « responsables » que sont les parlementaires.
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